-Non IDRISSA SECK le peuple sénégalais ne mérite pas votre démarche.

-Non IDRISSA SECK vous venez de tuer toute la jeunesse thiessoise voire la jeunesse sénégalaise.
-Non IDRISSA SECK vous n’aurez jamais dû montrer à la jeunesse un tel exemple.
-Non IDRISSA SECK vous nous aviez promis que seul le peuple sénégalais avait la prérogative d’être votre chef.
-Non IDRISSA SECK jamais au plus grand jamais vous ne pourrez défendre le bilan du président face à nous.
En 2004, lors de votre arrestation on était dans la rue pour vous montrer notre soutien avec corps et âme. En 2006-2007 on a subit une première pseudo-trahison pourtant on s’est relevé de nos blessures et on a risqué depuis lors notre crédibilité en défendant votre image. En 2012 vous vous êtes distingué de Macky Sall en prétextant qu’il n’était pas dans la bonne direction. Direction qui a conduit aujourd’hui, à la mort de plusieurs jeunes migrants qui voulaient fuir le pays ( et cela reste encore l’actualité catastrophique la plus récente pour ne pas énumérer une liste loin d’être limitative) dans un contexte nébuleux et incertain. Vous aurez pu nous éviter un tel cirque juste en restant près de Macky comme Tanor et Moustapha Niass. Naïf est celui qui ose croire que la cooptation de quelques membres du Parti REWMI dans le gouvernement va apporter du changement dans la façon dont le Senegal titube en ce moment. Seule votre accession à la magistrature suprême aurait permis un changement, ce qui reste tout de même à vérifier vue la facilité avec laquelle vous avez retourné votre veste. Si vous êtes capable de nous vendre à Macky, je dis merci au bon début Dieu car si vous étiez devenu président vous alliez nous revendre aussi facilement à la France.
Aujourd’hui on s’accorde tous à pointer du doigt l’inopportunité de l’existence même du conseil économique, social et environnemental (CESE). Personne ne sait à quoi sert ce conseil par manque de visibilité et l’absence même d’une réalisation palpable émanant de cette structure. Dans notre désarroi, on aurait même préféré la réhabilitation du poste de premier ministre à votre guise.
D’une réflexion profonde, le supposé deal est entrain de se clarifier ce qui prouve que vous ne croyez plus à la volonté populaire pour vous hisser au sommet de l’Etat. Alors laissez-moi vous adresser ce proverbe wolof « Níte akki pëkhëm, yalla ak ndögalam ».
Si la jeunesse laisse passer ce deal, cela voudra dire qu’au Sénégal l’accession au pouvoir ne dépend plus des citoyens, leurs cartes et leurs volontés mais plutôt de quelques magouilles politiques caractérisées par un silence criminel, acheté avec une perche tendue. Cette image que vous voulez vendre à la jeunesse va à l’encontre même des principes fondamentaux de la démocratie. J’ai fais mon maximum pour ne pas utiliser dans cet article les mots (VALEUR, COHÉRENCE, LE CARACTÈRE SACRÉ DE LA PAROLE DONNÉE, ET DÉCISION DE DIEU) car vous en avez rien à faire. Vous brandissez la COVID-19 pour justifier votre acte alors que vous aurez pu rester près du président pour l’encourager à construire des hôpitaux, à prendre au sérieux notre système de santé, et surtout mettre en place un système efficace de décentralisation pyramidale du système informatique de la république pour pouvoir atteindre la portion la plus démunie de la société. Mais non, et la vous osez vous présenter devant nous comme le Messie ? On se moque de qui ?
Mais bon, comme à l’accoutumée c’est le peuple le grand perdant dans l’histoire.
A quand l’éveil des masses ?
À quand la naissance d’un caractère exigeant des peuples d’’Afrique vis à vis de leurs Pseudos dirigeants ?
A quand la fin de la malédiction africaine ?
#Lajeunesseestfatiguée