15 ans de travaux forcés, c’est la peine que risque Boubacar Diallo. Il a comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour tentative de meurtre. Il connaîtra son sort le 21 janvier prochain.

 

Une bagarre a failli virer au drame. En effet, le sieur Boubacar Diallo alias Mastafoulo, conducteur de pousse-pousse de son état, a tenté de tuer son ami Alassane pour seulement 500 francs. Il ressort des débats d’audience que dans la nuit du 13 au 14 juin 2017, la victime aurait réveillé la victime vers les coups de 3 heures du matin avant de lui administrer un coup. La raison? Ils ont eu une altercation à cause de 500 francs seulement. Se sentant humilié, le mis en cause a mûri un plan. Parce que ne pouvant pas accepter une telle humiliation. Ainsi, il a attendu jusqu’au soir alors que la victime était plongée dans les bras de Morphée pour la frapper sur le front avant de la poignarder. La victime avait une ITT de 15 jours. Devant les enquêteurs, Boubacar Diallo reconnaît les faits et soutient qu’ils sont des drogués. Toutefois, il a confié à la chambre criminelle que son intention n’était guère de tuer le plaignant. Son but était seulement de le rendre l’appareil parce que ce dernier est le premier à le frapper. Sur la raison de leur dispute, il a confié à la chambre criminelle que : ” Il m’a vendu un joint yamba mais je n’avais pas d’argent. Ainsi, je voulais un prêt. Il m’a demandé une avance de 200 francs. Lorsque je lui ai remis 500 francs, il a dit niet qu’il ne va pas me remettre le reste de mon argent”. Il ajoute : ” En fait, on a fumé en ensemble un joint et il m’a demandé de le payer. Je lui ai dit que je dois sortir. Mais à mon retour, je vais payer. Il m’a frappé sur la bouche. C’est ainsi qu’un gardien nous a séparé. Le soir, je suis revenu dans les parages pour prendre ma revanche. Je l’ai frappé avec un bras de fer”.

Le juge de lancer par la même occasion, tu l’as asséné un coup au niveau du bras. Mais il a survécu grâce à son ami, Pape Ahmet Conté. Invité à faire son réquisitoire, le maître des poursuites commence par dire que l’accusé avait tenté d’égorger le mis en cause. “La victime a voulu lui faire payer. Il lui a donné un coup. Le coup n’était pas bien porté. Je demande de le condamner à 15 ans de travaux forcés”, a-t-il soutenu. De son côté, la défense a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 25 janvier 2021.

Avec Carrefour média