Très chers compatriotes,
En contexte actuel, j’ai peur que l’histoire, tristement, se répète avec la multiplication des réseaux de combines nulles et non avenues pour notre patrie. Car vous n’êtes sans savoir qu’il s’agit du cas épineux du charismatique leader du PASTEF, Ousmane SONKO accusé dans les affaires de mœurs.

Mais, qui veut pervertir les mœurs politiques sénégalaises ? Et dans quel but ?
Les orchestres de cette ambiance délétère d’où émerge la contestation populaire risque de saper le maintien de l’ordre sécuritaire et de la défense. Certes, c’est mon domaine de recherche scientifique depuis plusieurs années, mais je ne me considère, en aucun cas, comme spécialiste !

J’ai peur que l’histoire, tristement, se répète, par application de méthodes coercitives consistant à briser, à mettre en quarantaine un ou des adversaires d’un quelconque système : l’arrestation, la déportation, l’emprisonnement/enfermement et la mise en résidence surveillée.
Cette « technique de pouvoir » – écrivait Michel Foucault – a longtemps été appliquée par les pouvoirs pour casser l’élan et décréter la mort politique de leurs adversaires qui refusaient systématiquement de mettre leurs compétences à leurs obscurs services.
Si on remonte depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours, on remarque une permanence des pratiques coercitives coloniales. Je citerai juste quelques noms de personnes – originaires de la Sénégambie et victimes des ces pratiques machiavéliques – qui n’avaient jamais cessé de défendre leur souveraineté, leurs terroirs, leurs peuples. Il s’agit de leaders épris de liberté, de chefs, de « guides créateurs d’émotions» – comme disait Feu Iba Der Thiam – qui voulaient préserver la justice:
le roi Sidia Léon (Ndatté) Diop, le Mahdi Seydina Limamou Laye, le soufi Cheikh Ahmadou Bamba, Samba Laobé Pendant, Cheikh Anta Mbacké borom Gawane, Niokhobaye Diouf, le roi/prêtre Koupoti Bassène, le roi/prêtre Sihalébé, le roi du Labé Alpha Yaya, la prêtresse Aline Sitoé Diatta, pour ne citer que ceux-là.
Après les indépendances, on remarque la continuité de ces mêmes stratégies de contrôle, de brisement d’adversaires au nom du maintien de l’ordre sécuritaire et de la défense de la nation. Par exemple : Mamadou Dia Président du Conseil du Sénégal, Abbé Diamacoune Senghor et ses proches du MFDC (César Atoute Badiate, Ibou Camara, Landing Diédhiou, Clément Sambou, etc.), Abdoulaye Wade, Iba Der Thiam, Landing Savané, Idirissa Seck, et, tout récemment, Karim Wade, Khalifa Sall, Barthélemy Diaz, Guy Marius Sagna, les membres du Y’en à marre, etc. La liste est longue !

J’ai peur qu’on en arrive à cette honteuse situation d’arrestation et d’emprisonnement arbitraire du leader du PASTEF, radié de la fonction publique, arrivé 3e lors de la dernière présidentielle et actuellement député à l’Assemblée nationale et figure incontestable de l’opposition.
J’ose espérer une issue heureuse de cette situation qui n’honore pas du tout notre patrie : le Sénégal, vitrine de la démocratie en Afrique de l’Ouest.
Que l’harmattan emporte avec lui ce vent chaud qui souffle dans le paysage politique !
En ma qualité d’apprenti historien et par devoir citoyen, je me permets d’attirer l’attention de tout le monde !
Cordialement
Papis Comakha FALL
Professeur d’histoire et de géographie.
Historien